Un vote utile au deuxième tour!

Lors de ce deuxième tour, avec le soutien de toute la gauche qui représente 47% du Conseil communal de Vevey, le choix de ma candidature incarne le vote dit «utile» pour barrer la route à la droite bourgeoise et au centre droit. Mais c’est aussi le seul programme qui propose des mesures concrètes tout en prenant en compte les différentes crises que nous traversons (sociale, écologique, climatique, morale et institutionnelle).

Par votre vote, il n’est pas question d’adopter sans réserve le projet de décroissance, le débat sur les enjeux globaux n’est pas fini et il ne le sera d’ailleurs jamais! Il s’agit plutôt d’un renouveau de la gauche à la municipalité et donc d’une chance d’initier un changement de cap vers une écologie sociale et une politique orientée vers le bien commun.

Ni dogmatique ni magicien, je ne vous promets pas de miracles. Toutefois, je pense qu’une commune a encore des moyens d’action qui peuvent nous faire avancer vers un meilleur «vivre ensemble». Je vous propose donc de les mettre en oeuvre pour, sans souci d’exhaustivité, soutenir la culture populaire, les associations et les coopératives; pour mener une vraie politique sociale du logement, entretenir notre patrimoine et résoudre ensemble la «crise des déchets»; ou encore pour redéfinir l’espace public afin qu’il redevienne ce lieu élémentaire de création du lien social.

Si vous m’élisez à ce poste si disputé, ma première mesure sera de le partager avec vous! Je compte bien être un municipal à l’écoute de tou·te·s les Veveysan·ne·s, je mettrai mes compétences de gestion et de communication au service des citoyen·ne·s, et je sais que je serai capable de trouver des compromis et de construire des majorités pour des projets utiles à la population, mais aussi d’affirmer clairement mon désaccord dans d’autres cas.

Alors mobilisez-vous pour ce renouveau de la gauche à la municipalité en choisissant le seul programme qui n’est pas creux, mais qui porte un projet politique qui a du sens.


Un projet politique plutôt qu’un candidat

Politiquement engagé dans ma commune au sein de plusieurs associations actives dans les domaines de l’écologie politique, de la gratuité, de la culture locale et de la relocalisation, ma candidature à l’Exécutif veveysan s’inscrit donc dans la continuité d’expérimentations et d’actions visant à initier un autre «vivre ensemble».

Aujourd’hui, la plupart des analyses et propositions politiques sont confinées dans une logique capitaliste et productiviste, et dénotent une vision du bien commun aussi réduite que la durée des mandats de nos élu·e·s. La «croissance économique continue» n’est jamais remise en question, mais simplement affublée d’adjectifs tels que verte, durable, raisonnée, ou encore maîtrisée. Ainsi, la quasi-totalité des forces politiques et économiques continuent de nous faire croire, à travers leurs idéologies, que «plus» serait forcément égal à «mieux», renforçant et perpétuant un système insoutenable tant pour les générations actuelles que futures.

Au contraire, en menant sans compromission une critique radicale de nos sociétés et une analyse poussée des crises économiques, sociales, climatiques ou encore morales que nous traversons, le projet de décroissance s’inscrit comme un modèle de pensée alternatif permettant de formuler d’autres possibles.

Même si certaines de ces propositions restent à l’état d’intentions et de débats d’idées au niveau global, il pourrait en être autrement à l’échelle d’une commune, notamment dans les domaines où nous avons encore de l’autonomie, par exemple et sans souci d’exhaustivité: la gestion de l’espace public et des propriétés communales, le logement, les structures d’accueil de nos enfants ou encore un horizon écologique s’opposant au fourre-tout du développement durable. C’est donc autour de ces thématiques que s’articule mon engagement politique local, car elles ont, d’une part, un potentiel pour décoloniser notre imaginaire de consommateurs·trices et, d’autre part, le pouvoir peut-être d’améliorer quelque peu notre quotidien et celui des autres.

Je me prête donc une nouvelle fois au jeu de la politique institutionnelle, mais en réalité n’en doutez point, le candidat ce n’est pas moi, c’est le projet de décroissance!